Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 10:38

Pour ceux de nos élus qui vont prochainement examiner l'exemple de l'accord d'association entre les Etats-Unis et avec les Etats indépendants du Compact of Free Association ( Palau, Marshall et Micronésie) commençons par donner quelques chiffres.

L'aide financière directe apportée par les Etats-Unis dans le cadre de leur association , hormis les retombées économiques des bases militaires, est évi...demment très inférieure aux budgets de l'Etat Français en Nouvelle-Calédonie.

Pour la République des Marshall Islands qui a une population de 68.000 habitants , l'aide des USA sera de 2004 à 2023 de 60 Millions de USD par an, soit en gros 6 Milliards.
C'est un peu comme si au prorata de nos 250.000 habitants en NC la France nous versait 22 Milliards, au lieu des 140 Milliards qu'elle verse aujourd'hui. 

Pour les Etats fédérés de Micronésie, le montant annuel versé de 2004 à 2023 est de 92,7 millions de USD, soit 9,3 Milliards pour 111.000 habitants. 
Là aussi on tombe sur un prorata de 21 Milliards.

Comme on peut le constater la solidarité économique et sociale d'une relation entre états indépendants associés n'a rien à voir avec celle d'une région de la République Française.

En fait l'aide des Etats-Unis à ces pays représente proportionnellement 15% des budgets de l'Etat en NC.

De fait le PIB par habitant de ces pays est très faible. Il est entre 3 et 10 fois inférieur à celui de la Nouvelle-Calédonie.

Pour de plus amples informations voir ce rapport en Anglais: http://pidp.eastwestcenter.org/pireport/GAOReport.pdf

Il est bon de rappeler qu'ils s'agit d'Etats souverains avec leur propre nationalité.


Les ressortissants de ces états ne sont pas de nationalité américaine même s'ils peuvent librement s'installer aux Etats-Unis.


Ces Etats sont en fait des protectorats militaires américains dont l'économie est dépendante de l'aide financière des Etats-Unis.

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 07:32

Mercredi 16 Novembre 2011 à 18h00

Amphi 200 - Université NC à Nouville

 

 

Conférence Débat :

 


 

Quelle citoyenneté après l'Accord de Nouméa ?
 
 

 

Cette rencontre a une vocation pédagogique et permettra de répondre à quelques questions souvent méconnues du grand public

 

Quels étaient les équilibres de l’Accord de Nouméa en 1998 ?
Que disent exactement les textes qui encadrent le devenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie ?
Quels sont les différents scénarios institutionnels possibles ?
Quels sont les différents visages possibles de la citoyenneté après 2014 ?

 

 

 

Intervenants :

 

Simon Loueckhote, signataire de l'Accord de Nouméa qui nous expliquera où en sont les discussions au sein du Comité de Pilotage.
Pascale Panchou du LMD, qui traitera des conséquences de la citoyenneté sur l'emploi
Philippe Blaise, au titre du MRC, qui interviendra sur la question du corps électoral et l'analyse des états-associés dans le monde
David Yvars, membre de la Fondation, pour une analyse juridique sur la perte de nationalité française des citoyens Calédoniens en cas d'indépendance
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 23:40

La Nouvelle-Calédonie peut-elle, dans le cadre de l’Accord de Nouméa, rester une collectivité d'outre-mer avec une large autonomie ?

OUI. Le projet de loi constitutionnel précise que "Les dispositions relatives au corps électoral, comme les orientations de l'accord de Nouméa (.../...) ont un caractère transitoire. Elles sont destinées à s'appliquer jusqu'à la définition d'une nationalité calédonienne dans le cadre de l'accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté, ou jusqu'à la redéfinition de la citoyenneté calédonienne dans le cadre d'une nouvelle organisation politique de la collectivité."

Nous confirmons que les signataires et l'Etat ont permis de laisser le choix aux calédoniens de pouvoir rester au sein de la République française sous le statut d'un pays d'outre-mer par exemple, c'est-à-dire une collectivité française avec la plus large autonomie possible.
source:  
http://www.senat.fr/rap/l06-145/l06-14510.html#toc102

Le corps électoral gelé est-il alors irréversible d’un point de vue légal ?
NON. Dans le cadre de la définition de la citoyenneté calédonienne, la Nouvelle-Calédonie en définissant les critères d'accession à cette citoyenneté pour les conjoints, les ressortissants étrangers ou métropolitains durablement installés, pourront obtenir au travers de la citoyenneté calédonienne les droits politiques qui y sont liés : Le corps électoral gelé ne sera alors plus d'actualité.

La question du corps électoral gelé n'est pas une question nationale comme le RUMP veut le faire croire pour les législatives à venir, mais une question locale liée à la définition de la citoyenneté calédonienne.

Les Calédoniens peuvent-ils prétendre à la double nationalité en cas d’indépendance ?
NON. En l'état actuel du code civil français, l'indépendance mènerait inéluctablement à la perte de la nationalité française sans possibilité de pouvoir prétendre à la réintégrer, sauf à être présent sur le sol Français au moment de l’indépendance, ou bien de disposer d’un mandat d’élu national (député, sénateur)
Cette perte ne sera pas initiée par l'Etat français mais par les institutions du nouvel Etat indépendant qui proclameront par simple décret une nationalité, pour pouvoir intégrer les instances supra-nationales (ONU, Pays du fer de lance, etc.).
L'Etat ne pourra pas revenir sur ce fait car ce serait ouvrir un précédent dans lequel pourraient s'engouffrer des nationaux des anciennes colonies (Algérie, Comores, etc.).
Voir aussi  :  
http://www.facebook.com/topic.php?uid=145872885429752&topic=294

Le "kanak au centre du dispositif" est-il inscrit dans l'Accord de Nouméa ?
NON. Le slogan "le kanak au centre du dispositif" a été créé de toutes pièces par le FLNKS. Cette expression n'apparait nul part dans le texte de l'Accord de Nouméa. 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000555817

L'ADN parle de la reconnaissance de l'identité kanake. Mais il confirme aussi la légitimité des autres ethnies.
"Les communautés qui vivent sur le territoire ont acquis par leur participation à l'édification de la Nouvelle-Calédonie une légitimité à y vivre et à continuer de contribuer à son développement. Elles sont indispensables à son équilibre social et au fonctionnement de son économie et de ses institutions sociales. Si l'accession des kanak aux responsabilités demeure insuffisante et doit être accrue par des mesures volontaristes, il n'en reste pas moins que la participation des autres communautés à la vie du territoire lui est essentielle."
L'expression "le kanak au centre du dispositif" est contradictoire avec la notion de destin commun qui englobe toutes les communautés
"Il est aujourd'hui nécessaire de poser les bases d'une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie, permettant au peuple d'origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun."


Les transferts de compétence sont-ils tous obligatoires ?
NON. pas tous.
Les transferts de compétence sont régis par la loi organique 99-209. (loi d'application de l'Accord de Nouméa) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000393606

Il y a deux catégories de transferts: ceux qui sont prévus, conformément aux articles 21 et 26, et ceux qui sont possibles mais PAS OBLIGATOIRES,conformément à l'article 27.

Transferts prévus :

Article 21
III.-L'Etat exerce également jusqu'à leur transfert à la Nouvelle-Calédonie, dans les conditions prévues à l'article 26, les compétences suivantes : 
1° Police et sécurité de la circulation aérienne intérieure et des exploitants établis en Nouvelle-Calédonie dont l'activité principale n'est pas le transport aérien international ; 
1° bis Police et sécurité de la circulation maritime s'effectuant entre tous points de la Nouvelle-Calédonie ; sauvegarde de la vie en mer dans les eaux territoriales ; 
2° Enseignement du second degré public et privé, sauf la réalisation et l'entretien des collèges du premier cycle du second degré ; santé scolaire ; 
3° Enseignement primaire privé ; 
4° Droit civil, règles concernant l'état civil et droit commercial ; 
5° Sécurité civile.

Article 26
Les compétences attribuées à l'Etat par les dispositions du III de l'article 21 sont transférées à la Nouvelle-Calédonie au cours de la période correspondant aux mandats du congrès commençant en 2004 et 2009. 
Les compétences transférées et l'échéancier des transferts font l'objet d'une loi du pays adoptée à la majorité des trois cinquièmes des membres du congrès. 
La loi du pays relative au transfert des compétences visées aux 1°, 1° bis, 2° et 3° du III de l'article 21 est adoptée au plus tard le dernier jour du sixième mois suivant le début du mandat du congrès commençant en 2009. 
La loi du pays relative au transfert des compétences visées aux 4° et 5° du même III est adoptée au plus tard le dernier jour de la deuxième année suivant le début du mandat du congrès commençant en 2009. 
Dans les conditions fixées par une convention, conclue dans un délai de six mois à compter de la
promulgation de la loi organique n° 2009-969 du 3 août 2009 relative à l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie et à la départementalisation de Mayotte, entre le président du gouvernement et le haut-commissaire, l'Etat apporte à la Nouvelle-Calédonie un concours technique et une aide à la formation pour l'exercice des compétences transférées en application de l'alinéa précédent.

Transferts possibles MAIS PAS OBLIGATOIRES

Article 27
Le congrès PEUT, à partir du début de son mandat commençant en 2009, adopter une résolution tendant à ce que lui soient transférées, par une loi organique ultérieure, les compétences suivantes :
- règles relatives à l'administration des provinces, des communes et de leurs établissements publics, contrôle de légalité des provinces, des communes et de leurs établissements publics, régime comptable et financier des collectivités publiques et de leurs établissements publics ;
- enseignement supérieur ;
- communication audiovisuelle.
 
 
Est-ce que si nous avons un drapeau commun il faudra enlever le drapeau Bleu Blanc Rouge ?
 
NON. Au contraire !
 
Dans la Loi organique 99-209 le sujet est très clairement expliqué à l'article 5:
"La Nouvelle-Calédonie détermine librement les signes identitaires permettant de marquer sa personnalité aux côtés de l'emblème national et des signes de la République."
Le drapeau commun ne donc peut flotter qu'aux côtés du Bleu Blanc Rouge, emblème national.
 
Pour l'instant le double drapeau est le fruit d'un voeu, c'est à dire d'un choix politicien de la coalition Rump-AE-UC-PT, et non d'un texte voté. Il n'y a donc aujourd'hui aucun texte légal obligeant à mettre le drapeau indépendantiste dans les services publics, les Mairies ou bien les écoles.
Les défenseurs d'un drapeau commun, parmi lesquels les membres fondateurs de la Fondation, sont dans leur très grande majorité anti-indépendantistes et profondément attachés au drapeau Bleu Blanc Rouge. En revanche il ne se reconnaissent pas dans le drapeau indépendantiste, qui lui vise à terme à faire descendre le drapeau BBR, en prêchant pour une indépendance kanake.

La situation actuelle avec un drapeau indépendantiste levé sur nos institutions est beaucoup plus dangereuse pour l'avenir du drapeau BBR que le choix d'un drapeau commun apolitique.
A Tahiti, il existe un drapeau autonomiste qui flotte à côté du BBR. C'est le drapeau aux deux bandes horizontales rouges, par opposition au drapeau indépendantiste du parti Tavini de Oscar Temaru avec deux bandes horizontales bleues.
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 04:23

La "citoyenneté" est le pivot de l'évolution politique de la Nouvelle-Calédonie.

Ce sujet a été, comme les signes identitaires, complètement négligé par les élus du RPCR. Le résultat c'est qu'on a laissé aux indépendantistes le monopole de la parole sur le sujet.

 

Dans le silence, cette parole solitaire devient référence.

Mais quand en 1999 les Calédoniens ont approuvé l'Accord de Nouméa, il était écrit noir sur blanc que ce serait une citoyenneté ouverte, acquise de droit au bout de dix années de présence. Avec le gel du corps électoral, décidé par Chirac, contre l'avis du Rassemblement, et voté par le parlement métropolitain sans solliciter l'avis des Calédoniens eux-mêmes, cette citoyenneté a pris le visage que réclamaient les indépendantistes: une citoyenneté bâtie sur le rejet et les discriminations à vie.

Aujourd'hui, les indépendantistes avancent leurs pions pour une citoyenneté où les revendications du peuple indigène doivent prévaloir sur celles des autres communautés, préfiguration d'une nationalité "kanake".

Et le Rump lui est complètement sourd et muet, incapable de prononcer une seule parole sur le sujet, incapable d'assumer son rôle historique. Seul Gael Yanno, à l'approche des législatives tente de faire croire au dégel du corps électoral, alors que tout le monde sait que le dégel global ne pourra se faire qu'à la sortie de l'ADN.

Le Professeur Chauchat, gourou universataire pro-indépendantiste, martèle quant à lui, sourire aux lèvres, que le corps électoral sera gelé jusqu'à ce que nous votions, de gré ou de force l'indépendance.
Enfin, cerise sur le gateau, Roch Wamytan exige que soient réintégrés les kanaks exclus..parce qu'ils sont kanaks !

Il est donc temps que la Fondation se saisisse enfin de ce sujet et affirme haut et clair sa vision de ce que doit être notre citoyenneté.

 

Nous refusons les discriminations, nous refusons la honte d'une Nouvelle-Calédonie dérivant hors de la démocratie et des droits humains.

Au nom des droits de l'Homme imprescriptibles et universels, tout enfant de Nouvelle-Calédonie doit avoir droit par le sol à la citoyenneté. Tous les calédoniens expatriés, quelle que soit la vie qu'ils ont choisie, doivent pouvoir décider de l'avenir de leur pays natal. Et tous les conjoints de citoyens, doivent avoir droit automatiquement par le lien du mariage, à la citoyenneté.

Tel est le débat que nous devons imposer aux futurs candidats aux législatives pour voir ce qu'ils valent vraiment.

 

Philippe Blaise.

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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 04:08

En parlant de paix, de sortie de la radicalité, le président-candidat Nicolas Sarkozy a placé la barre très haut. Peut être trop haut, en voulant théatraliser une fausse paix entre des gens qui n'étaient pas en guerre, mais qui se sont plutôt entendus pour partager le pouvoir et conforter un duo politique vieux de trente ans.

 

Car les vrais problèmes de fond, les attentes de la population en matière de sécurité, de vie chère, de visibilité sur l'avenir, ne sont pas réglés. les deux camps ont toujours une conception divergente du modèle social calédonien. L'Entente FLNKS a beaucoup promis à ses troupes, et le respect de ses promesses n'est guère compatible avec le statu quo dont rêve l'UMP à Paris ou ici même.

 

D'autant plus qu'il apparait à tous que le Parti Travailliste a pris un ascendant fort sur l'Union Calédonienne. Or le Parti Travailliste a depuis toujours un discours clair et agressif en termes de discrimination en faveur des jeunes kanaks, qui s'accommode mal de la recherche du consensus.

 

Et que dire des exclus ?

Ils sont les grands oubliés des discours présidentiels malgré leur nombre (20.000 électeurs).

A entendre les appels aux concessions mutuelles, sans que jamais ne soit évoqué leur cas, on devine qu'ils risquent de passer par pertes et profits de la solution consensuelle.

 

 

Après le temps de l'euphorie, les semaines prochaines permettront de juger sur pièce la réalité de ce statu quo et la sincérité des concessions mutuelles.

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